Port-au-Prince La tension demeure palpable ce lundi 06 Avril 2026 , dans plusieurs zones de la région métropolitaine de Port-au-Prince, notamment à Delmas et sur la Route de Frères, où des mouvements de protestation ont été signalés contre la récente hausse des prix des produits pétroliers.
Selon des informations recueillies sur le terrain, une atmosphère particulièrement tendue a été observée à Delmas, notamment dans les environs de l’ambassade du Canada, où des regroupements de citoyens et des signes de mécontentement ont été rapportés.
Parallèlement, à la Route de Frères, dans la zone de Djoumbala, plusieurs habitants sont descendus dans les rues pour exprimer leur opposition à cette décision du gouvernement jugée trop lourde pour la population.
Les protestataires dénoncent une augmentation du prix du carburant qu’ils estiment incompatible avec la réalité économique de la majorité des travailleurs haïtiens.
De nombreux citoyens rappellent que le salaire minimum journalier est fixé à environ 685 gourdes, un montant qui, selon eux, ne permet plus de faire face aux dépenses essentielles dans un contexte de hausse généralisée des prix.
La situation est particulièrement préoccupante pour les acteurs du secteur du transport public, fortement dépendants du carburant pour leurs activités quotidiennes.
D’après plusieurs chauffeurs, le prix d’un gallon de diesel — largement utilisé par les véhicules de transport en commun — aurait atteint environ 850 gourdes sur le marché local.
Une hausse qui, selon eux, risque d’entraîner une augmentation du coût des trajets pour les passagers, aggravant davantage les difficultés économiques des ménages.
Certains conducteurs affirment déjà qu’il devient difficile de maintenir leurs activités sans ajuster les tarifs du transport.
Du côté de la population, beaucoup craignent que cette nouvelle augmentation du carburant ne provoque une nouvelle flambée des prix des produits de première nécessité.
Dans plusieurs quartiers de la capitale, la décision du gouvernement suscite ainsi de vives critiques et alimente un climat d’inquiétude.
Des observateurs redoutent que ces protestations ne s’étendent à d’autres zones si aucune mesure d’accompagnement n’est annoncée pour atténuer l’impact de cette hausse.
Pour l’heure, les autorités n’ont pas encore communiqué sur d’éventuelles dispositions visant à calmer les tensions ou à répondre aux préoccupations exprimées par la population.

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