Breaking News
L’Union européenne frappe des figures politiques haïtiennes pour leur rôle présumé dans l’insécurité
Crise sécuritaire dans l’Artibonite : l’OPC appelle le Premier ministre à une intervention immédiate
Mario Andrésol en bonne voie pour devenir ministre de l’Intérieur et des Collectivités territoriales
L’Union européenne acte la fin des importations de gaz russe d’ici l’automne 2027
- Mackenson Sylvain
- 17 Dec, 2025
Le Parlement européen a franchi une étape majeure dans la politique énergétique et géopolitique de l’Union européenne en approuvant, ce mercredi 17 décembre 2025, un texte visant à mettre fin aux importations de gaz russe au plus tard à l’automne 2027.
Adoptée à une large majorité, cette législation marque une volonté claire de rompre avec une dépendance énergétique longtemps jugée stratégique mais devenue politiquement et moralement intenable depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
Le texte doit encore être entériné formellement par les États membres, une procédure considérée comme une simple formalité institutionnelle.
La mesure prévoit une suppression progressive des achats de gaz russe, avec une échéance fixée au 1er novembre 2027 pour les contrats de long terme, souvent conclus sur plusieurs décennies.
Ces contrats, jugés sensibles, constituent l’un des principaux freins à une rupture rapide, d’où l’approche graduelle retenue par les institutions européennes.
Des mécanismes de contrôle stricts seront mis en place afin d’éviter toute tentative de contournement de l’interdiction. Des sanctions financières sont notamment prévues contre les entreprises contrevenantes.
Selon les chiffres évoqués lors des débats, l’Union européenne a dépensé plus de 216 milliards d’euros en énergie fossile russe depuis le début du conflit en Ukraine.
Malgré les efforts déjà engagés, près de 40 millions d’euros continueraient encore à être versés quotidiennement à la Russie pour ses exportations énergétiques.
La part du gaz russe dans les importations européennes est passée de 45 % avant février 2022 à environ 12 % aujourd’hui, traduisant une réduction significative mais incomplète.
Certains États membres, dont la France, la Belgique et la Hongrie, restent toutefois encore dépendants de ces approvisionnements.
Parallèlement, la Commission européenne prévoit de proposer début 2026 un cadre législatif visant à réduire progressivement les importations de pétrole russe.
Cette future initiative n’inclura pas, à ce stade, une interdiction totale du combustible nucléaire russe, encore utilisé par plusieurs pays de l’UE.
La Commission a opté pour une voie législative plutôt que pour des sanctions, afin de permettre une adoption à la majorité qualifiée.
Cette stratégie vise notamment à éviter les blocages liés au droit de veto de certains États membres opposés à ces mesures.
La Hongrie et la Slovaquie ont déjà exprimé leur ferme désaccord, Budapest ayant annoncé son intention de contester le dispositif devant la justice européenne.
Dans l’hémicycle, plusieurs voix critiques ont dénoncé une décision jugée risquée sur le plan juridique et économique.
D’autres eurodéputés, en revanche, saluent un choix historique renforçant l’autonomie stratégique et la crédibilité politique de l’Union.
À ce stade, les autorités russes n’ont pas officiellement réagi à cette décision, qui s’inscrit dans une reconfiguration durable des relations énergétiques entre l’Europe et Moscou.
Leave a Reply
Your email address will not be published. Required fields are marked *
Search
Support Us
Support Independent Journalism
Help us continue providing quality news and information to our community.
Faire un don
.jpg)

































