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Analyse : Pak national et gouvernance – Une lecture critique du rôle des puissances étrangères
- IFY MEDIA
- 23 Feb, 2026
Selon le professeur et sociologue Delson Cius, le débat autour du prétendu Pak national pour la stabilité et l’organisation des élections soulève des interrogations profondes sur la souveraineté et la gouvernance. L’analyse proposée établit un parallèle entre ce mécanisme contemporain et le système du pacte colonial qui régissait autrefois la colonie de Saint-Domingue.
Historiquement, le pacte colonial avait pour objectif de garantir l’ordre et la prospérité au bénéfice de la métropole. Pour assurer son application, des agents métropolitains étaient déployés sur le territoire afin de veiller au respect des intérêts de la France. La population locale, notamment les esclaves, était exclue de toute participation aux décisions politiques.
Aujourd’hui, certains observateurs estiment que le Pak national pour la stabilité et l’organisation des élections s’inscrit dans une logique similaire, mais adaptée au contexte contemporain. Ce dispositif serait présenté comme un outil visant à garantir la sécurité et à organiser des élections sous l’accompagnement de la communauté internationale.
Cependant, des critiques soutiennent que le pouvoir décisionnel semble fortement concentré entre les mains d’une autorité centrale, incarnée par un chef désigné, dont les actions seraient influencées ou encadrées par des acteurs extérieurs. Cette situation alimente les débats sur l’indépendance réelle des institutions nationales.
Plusieurs signataires du pacte ont fait l’objet de controverses, notamment concernant leur accès limité au contenu du document avant signature. Certains acteurs politiques et observateurs affirment que les conditions de transparence et de participation n’ont pas été pleinement respectées.
Les défenseurs de cette analyse estiment que, tout comme le pacte colonial servait les intérêts de la métropole, le nouveau mécanisme pourrait protéger des accords économiques et politiques conclus sous l’égide d’intérêts internationaux.
Selon cette lecture critique, la validation des personnalités chargées d’appliquer le pacte impliquerait une influence déterminante d’acteurs étrangers, notamment des puissances occidentales. Cela soulève des questions sur le degré d’autonomie des institutions locales dans la gestion des affaires publiques.
Face à ces dynamiques, des voix appellent à la construction d’outils démocratiques de résistance. L’objectif serait de renforcer la souveraineté nationale, de promouvoir la transparence institutionnelle et d’éviter toute forme d’ingérence susceptible d’affaiblir la stabilité du pays.
Cette réflexion met en lumière un débat fondamental sur la gouvernance, la légitimité des accords politiques et la responsabilité des acteurs nationaux dans la préservation des intérêts collectifs.
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