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Tanzanie : Amnesty International accuse les forces de sécurité d’une répression sanglante et illégale des manifestations
- Mackenson Sylvain
- 19 Dec, 2025
ce vendredi 19 Décembre 2025, La Tanzanie est au cœur d’une vive controverse après la publication, d’un rapport d’Amnesty International dénonçant une répression violente des manifestations postélectorales d’octobre et novembre derniers. Selon l’organisation de défense des droits humains, les forces de sécurité auraient eu recours à une force létale illégale contre des civils.
Bien qu’aucun chiffre officiel n’ait été communiqué par les autorités, Amnesty estime que des centaines de personnes auraient été tuées ou grièvement blessées à travers le pays. Les manifestations, parfois pacifiques, ont été dispersées à l’aide de balles réelles, de gaz lacrymogènes et de violences physiques systématiques.
Le rapport souligne que plusieurs manifestants ont été atteints à des zones vitales du corps, notamment la tête et la poitrine, laissant supposer une volonté délibérée de tuer. Des passants auraient également été touchés lors des opérations de maintien de l’ordre.
Amnesty International s’appuie sur 35 témoignages directs, ainsi que sur l’analyse de nombreuses images et vidéos authentifiées. Ces éléments révèlent des tirs effectués dans des quartiers résidentiels et même à l’intérieur de certaines habitations.
Dans plusieurs hôpitaux de Dar es-Salaam, Arusha et Mwanza, le personnel médical fait état d’un afflux inhabituel de blessés par balles. Des corps auraient été entassés faute d’espace dans les morgues, certaines dépouilles étant laissées à l’air libre.
L’ONG affirme également avoir documenté des actes de torture, des mauvais traitements et des disparitions de corps. Plusieurs familles disent n’avoir jamais pu récupérer les dépouilles de leurs proches, contraintes d’organiser des enterrements symboliques.
Face à ces accusations, le président tanzanien a annoncé la mise en place d’une commission d’enquête. Toutefois, cette initiative est jugée insuffisante par la société civile, qui doute de son indépendance. Amnesty International réclame des investigations impartiales et transparentes, restées à ce jour sans réponse officielle des autorités.
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