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Bel-Air plongé dans une guerre interne entre gangs : plus de 40 morts, dont des enfants enrôlés de force
- Mackenson Sylvain
- 09 Dec, 2025
Le quartier de Bel-Air, à Port-au-Prince, a été le théâtre d’affrontements d’une rare violence entre groupes armés rivaux, faisant au moins une quarantaine de morts, selon des informations communiquées par des acteurs de la société civile.
Parmi les victimes figurent plusieurs femmes ainsi qu’un nombre alarmant d’enfants enrôlés de force et utilisés comme combattants.
D’après Fritznel Pierre, secrétaire exécutif de l’organisation « Konbit pou lapè ak devlopman », ces violences sont le résultat d’une rupture profonde entre deux factions criminelles opérant dans la zone.
Les tensions auraient éclaté à la suite de désaccords internes opposant le groupe armé connu sous le nom de « Krache Dife » à celui dirigé par Kempes Sanon.
Ce dernier est accusé d’être impliqué dans une vague récente de kidnappings, notamment dans la commune de Delmas.
Toujours selon les mêmes sources, il aurait refusé de mettre fin à ces pratiques criminelles, en dépit des directives émises par la coalition armée « Viv Ansanm », à laquelle il appartiendrait.
Cette insubordination aurait conduit à une attaque ciblée contre son groupe, déclenchant une spirale de représailles meurtrières.
Les combats ont plongé la population civile dans une situation de terreur extrême, forçant de nombreuses familles à se déplacer pour sauver leur vie.
Une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux montre par ailleurs un responsable de la coalition « Viv Ansanm » annonçant la libération de plusieurs personnes précédemment enlevées, dont deux enfants scolarisés.
Cette annonce, bien que saluée par certains, n’efface en rien la gravité du bilan humain enregistré dans le quartier.
Selon Fritznel Pierre, deux proches collaborateurs de Kempes Sanon, identifiés sous les sobriquets de « Vag » et « Dèdè », auraient été tués lors des affrontements.
Le chef de gang lui-même aurait été grièvement blessé, bien qu’aucune confirmation officielle ne soit encore disponible.
Ces nouveaux épisodes de violence illustrent l’effondrement continu de l’autorité de l’État et l’emprise grandissante des groupes armés sur plusieurs zones urbaines.
Ils soulignent également l’urgence d’une réponse coordonnée des autorités nationales et de la communauté internationale afin de protéger les civils et restaurer un minimum de sécurité.
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