Parmi les personnalités épinglées figurent Rosemila Petit-Frère, ancienne mairesse de l’Arcahaie, Alfredo Antoine, ex-député de Kenscoff, Nenel Cassy, ancien sénateur, Jean-Charles Moïse, également ancien sénateur, Youri Latortue, Roy Célestin et Profane Victor.
Le document onusien pointe en outre du doigt les groupes d’autodéfense, la BSAP ainsi que plusieurs sociétés de sécurité privée, dont certaines opéreraient en marge de tout cadre juridique. Plus alarmant encore, ces entités seraient impliquées dans la détention et la circulation d’armes de divers calibres.
Ce rapport met ainsi en évidence l’ampleur et la gravité de la crise sécuritaire qui ravage le pays. Les experts des Nations unies soutiennent par ailleurs que certains agents de police et hommes d’affaires auraient tiré profit du climat d’insécurité ambiant.
La publication de ce document intervient dans un contexte où la violence des gangs continue de paralyser plusieurs régions du territoire national, alimentant une instabilité chronique et une crise humanitaire grandissante.
Les conclusions des experts onusiens viennent renforcer les inquiétudes déjà exprimées par plusieurs organisations locales et internationales quant à la porosité entre les institutions étatiques et les structures criminelles.
Ce rapport devrait relancer les débats sur la nécessité d’une refonte profonde du système de sécurité haïtien et sur l’urgence de traduire en justice les responsables présumés de cette collusion.
La communauté internationale est appelée à réagir face à ces révélations, qui compromettent davantage les efforts de stabilisation en Haïti.

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