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Enlèvement ciblé à Gros-Morne : le chef de cabinet de la Primature et la directrice de l’ONAPÉ aux mains d’un gang armé

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La commune de Gros-Morne, située dans le département de l’Artibonite, a été le théâtre, en début de semaine, d’une prise d’otages d’une gravité exceptionnelle. Dans l’après-midi de lundi, un groupe d’individus lourdement armés, identifié comme étant celui du gang dénommé « Kokorat San Ras », a intercepté un véhicule officiel circulant sur l’une des artères principales de la localité. Parmi les personnes ciblées figurent M. Caleb Jean-Baptiste, directeur de cabinet du Premier ministre, ainsi que Mme Stéphanie Paultre, directrice générale de l’Office National d’Assurance Pension (ONAPÉ). Plusieurs autres collaborateurs les accompagnaient à ce moment-là.

Selon les premières informations recueillies , l’opération criminelle a été menée avec une précision qui laisse présager une préparation minutieuse. Les assaillants ont rapidement maîtrisé les occupants du convoi avant de les emmener vers une destination inconnue, plongeant leurs familles et leurs proches dans une vive inquiétude. Les autorités locales, bien que démunies face à la recrudescence des actes de violence dans cette région, ont immédiatement été informées de la situation.

Dans les heures qui ont suivi l’incident, les ravisseurs ont établi un premier contact avec les familles des otages. Une exigence financière, dont le montant n’a pas été rendu public, a été formulée comme condition préalable à toute libération. Ce mode opératoire, courant dans les zones d’insécurité chronique, confirme la stratégie de rançon adoptée par ce groupe armé, qui étend progressivement son emprise sur le nord de l’Artibonite.

Cet enlèvement intervient dans un contexte sécuritaire déjà très dégradé, où les gangs rivalisent de brutalité pour asseoir leur contrôle sur les axes routiers et les zones rurales. La capture simultanée de hauts fonctionnaires constitue un tournant inquiétant, révélant la vulnérabilité croissante des représentants de l’État, y compris lors de déplacements officiels. Les réactions officielles ne se sont pas fait attendre : la Primature a condamné fermement cet acte « odieux et inacceptable », tout en assurant que toutes les mesures sont prises pour garantir le retour sain et sauf des captifs.

Sur le terrain, les forces de l’ordre peinent à localiser le lieu de détention, tandis que des négociateurs sont discrètement dépêchés pour entamer un dialogue avec les preneurs d’otages. Les proches, soutenus par des comités de solidarité, vivent dans l’angoisse et réclament une action rapide mais mesurée, afin de ne pas compromettre l’intégrité physique des disparus. Dans ce climat de tension extrême, la communauté internationale observe avec attention l’évolution de cette crise, qui met une fois de plus en lumière l’urgence d’une réponse coordonnée face à l’insécurité grandissante.

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