Ce lundi 2 décembre, Emmanuel Macron a atterri à Riyad pour une visite officielle de trois jours en Arabie saoudite. Ce déplacement intervient dans un contexte géopolitique tendu, marqué par les conflits à Gaza, les attaques de groupes rebelles et jihadistes en Syrie, et les violations répétées d’un fragile cessez-le-feu au Liban. Face à ces crises, la France souhaite renforcer ses relations avec un acteur régional de plus en plus influent. À son arrivée, le président français a été accueilli par des salves d’honneur avant de se rendre au palais royal pour une rencontre avec Mohammed ben Salman, prince héritier d’Arabie saoudite. Six ans après l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi, le royaume semble avoir retrouvé sa place auprès des grandes nations occidentales.

L’Arabie saoudite joue un rôle central dans les équilibres diplomatiques régionaux et internationaux. Ce pays, qui a récemment renoué ses relations avec son rival historique, l’Iran, maintient un dialogue actif avec des puissances comme la Chine et conserve des liens avec la Russie. Pour des pays comme la France et les États-Unis, Riyad est un interlocuteur stratégique capable de parler à toutes les parties impliquées dans les conflits.
La visite d’Emmanuel Macron s’inscrit également dans un contexte particulier, marqué par la perspective d’un retour au pouvoir de Donald Trump, qui pourrait modifier la politique étrangère américaine dans la région. Dans ce cadre, le chef de l’État français souhaite consolider ses relations avec Mohammed ben Salman. Parmi les objectifs principaux de cette visite figure la recherche de soutiens financiers pour la reconstruction du Liban, où la France a joué un rôle déterminant dans l’instauration d’un cessez-le-feu.
Le sujet des droits humains sera-t-il abordé durant ces entretiens ? Selon des organisations comme Amnesty International, de nombreuses personnes sont emprisonnées en Arabie saoudite pour des opinions dissidentes. Toutefois, l’Élysée affirme que « l’excellence des relations » entre Paris et Riyad offre un cadre propice pour aborder ces questions délicates, bien que les autorités françaises disent ne pas avoir de détails sur ces cas spécifiques.
Ce déplacement marque une étape importante dans les efforts de la France pour renforcer ses partenariats stratégiques au Moyen-Orient, tout en naviguant dans un contexte diplomatique complexe et en perpétuelle évolution.