Au sein des cercles rapprochés du pouvoir exécutif, une lutte acharnée se joue autour de la nomination des directeurs généraux des organismes autonomes déconcentrés. Les conseillers présidentiels, figures clés dans la gestion stratégique de ces institutions, cherchent à placer leurs alliés à des postes influents. Cette compétition interne révèle des tensions croissantes entre les membres de cette élite politique.

Selon nos sources, chaque conseiller tente de consolider son influence en écartant trois de ses homologues dans cette bataille. Certains ont choisi de concentrer leurs attaques sur le dossier sensible de la Banque Nationale de Crédit (BNC). Ce dossier, qui met en cause trois conseillers, est présenté par leurs adversaires comme une réponse à des pressions internationales. Toutefois, les conseillers impliqués dans cette affaire réfutent catégoriquement ces accusations, qualifiant ces affirmations de « mensonges fabriqués de toutes pièces ».
« Ces allégations ne sont pas nouvelles », a affirmé un proche des conseillers accusés. Il rappelle que des accusations similaires avaient déjà émergé lors de la formation du gouvernement, mais elles n’avaient pas prospéré en interne. Aujourd’hui, les opposants à ces conseillers semblent avoir adopté une autre stratégie : influencer l’opinion publique pour gagner du terrain dans cette guerre d’influence.
Derrière cette querelle, se dessine une tentative manifeste de manipuler les perceptions, aussi bien au sein de l’administration que dans la société. Un conseiller informé du dossier a confié à notre rédaction : « Ceux qui avancent ce récit espèrent détourner l’attention et discréditer leurs rivaux. Ces manœuvres reflètent un jeu de pouvoir classique, où chaque acteur cherche à renforcer son emprise ».
La Banque Nationale de Crédit est ainsi devenue un champ de bataille symbolique, cristallisant les rivalités. Pourtant, certains observateurs estiment que ce conflit interne risque d’affaiblir les institutions concernées et d’entacher leur crédibilité. Alors que la compétition s’intensifie, les enjeux dépassent le cadre des nominations : il s’agit aussi de déterminer qui aura la capacité d’influencer les grandes orientations du pays.
En attendant, cette lutte expose une facette peu reluisante de la gouvernance, où l’intérêt collectif semble relégué au second plan face aux ambitions personnelles. Cette situation appelle à une gestion plus transparente et impartiale des nominations, afin de préserver l’intégrité des institutions publiques.