Le Collectif du 30 janvier a exprimé son inquiétude face à la dernière résolution adoptée par les membres du Conseil présidentiel de transition (CPT). Cette résolution prévoit que les grandes décisions soient prises avec une majorité de 5 sur 7 et une présidence tournante à la tête de la structure transitionnelle.
Dans une lettre adressée aux membres du Conseil présidentiel ce 13 mai, le Collectif leur a demandé de respecter l’accord du 3 avril, ainsi que le décret du 30 avril, qui ont été à l’origine de la création du Conseil présidentiel. Selon le Collectif du 30 janvier, il est impératif de respecter ces documents fondateurs qui ont guidé la mise en place de cette institution cruciale pour la transition politique en cours.
Le point de contention principal réside dans la question de la présidence du CPT. Le Collectif affirme que selon l’accord initial, c’est Edgard Leblanc qui devrait demeurer président du CPT jusqu’à la fin de la transition. Ceci est en vertu de la majorité de 4 sur 7 qui l’avait désigné à ce poste.
Le Collectif, qui reste attaché au processus du consensus du 11 mars 2024, exhorte fermement les membres du Conseil présidentiel à respecter les documents qui ont conduit à la mise en place de cette institution. Cette démarche vise à préserver l’intégrité et la légitimité du processus de transition politique en cours.
Ces tensions au sein du Conseil présidentiel de transition mettent en lumière les défis complexes auxquels est confrontée la transition politique dans le pays. Il est crucial que toutes les parties prenantes s’engagent à respecter les accords établis et à œuvrer ensemble pour assurer une transition pacifique et démocratique vers un avenir stable et prospère.