Dans le département de l’Ouest tout entier, et plus précisément à Port-au-Prince, une purge semble se préparer. Le chaos règne, un peuple perdu dans ses idéologies, ses objectifs sans identité, sans direction, sans plan B. Ce peuple, victime d’un complot international depuis son affront à la France, souffre d’une instabilité totale. Son indépendance arrachée par la force, qui a changé la face du monde, a poussé l’Occident à adopter une nouvelle forme de colonisation, car l’esclavage, aboli par cette indépendance noire, est devenu un exemple redouté et un symbole de révolte pour les colonies partout dans le monde. Ce pays, même avant son indépendance, grâce à sa force, a contribué à l’indépendance des États-Unis d’Amérique ainsi que de nombreux pays en Amérique latine.
Le symbole que représentait Dessalines pour tous les esclaves du monde entier a provoqué la haine de l’international pour cette république noire, qui a mis en péril les fondements mêmes de leur économie. Après 220 ans d’instabilité politique et de régression économique, Haïti semble payer le prix de cette insolence juste et noble. Les kidnappings économiques, qu’on appelle « la rançon de l’indépendance » sous la menace des Français, les intimidations allemandes, américaines et autres, la diplomatie fragile avec la République dominicaine, la destruction de la production nationale, ainsi que la corruption de la classe politique, sans oublier la lutte raciale de toujours entre les mulâtres et les noirs d’Afrique, nous ont menés à ce point de rupture : la purge nationale.
En tant que peuple vaudou, un peuple mystique, on ne peut ignorer les prophéties vaudou, confiées à Duvalier en 1986 par les initiés vaudou et francs-maçons. Ces prophéties, transmises à Jean-Claude Duvalier au Palais national, annonçaient sa chute pour non-respect des règles mystiques établies par son père, en lien avec les esprits du pouvoir. Les décennies de chaos qui devaient suivre ont été annoncées, avec une vision s’étendant jusqu’à 2036 par Olicha, l’esprit des mandats présidentiels dans le panthéon vaudou. Bien que ces informations puissent sembler insolites, elles ont été vérifiées au fil du temps et sont devenues en quelque sorte des vérités prophétiques. Chaque année, les événements décrits dans ces prophéties se sont réalisés. Les illuminati d’Haïti, les mystiques, les prêtres vaudou, etc., étaient au courant. Un journaliste d’investigation Ady Jean Gardy a d’ailleurs publié un livre détaillant ces informations.
Trois prophéties récentes retiennent particulièrement l’attention : celle d’un danseur de carnaval issu de la famille Pradine, la mort d’un président en exercice, et une catastrophe d’une ampleur non précisée, qui causera entre 825 000 et 865 000 morts. C’est ici que se pose la question : s’agit-il de la purge qui engendrera ces pertes humaines ? Entre les gangs, la police corrompue, l’armée impuissante, les agents de la BSAP et les brigades citoyennes, qui grandissent chaque jour dans le but d’empêcher l’invasion de leurs quartiers, les citoyens paisibles armant leurs mains de fusils et de munitions, la situation devient de plus en plus explosive.
Les appels à la désobéissance civile se multiplient, le mécontentement du peuple vis-à-vis des dirigeants politiques s’intensifie. Les citoyens, se sentant obligés de défendre leur droit sacré à l’existence, se regroupent dans les derniers quartiers libres, sans issue et sans échappatoire, et devront se défendre contre les crimes barbares des gangs armés. Le leader de l’opposition, Guy Philippe, armé en 2024 contre les Lavalas, qui a tenté une révolution pacifique, appelle désormais aux armes. Il a formé une cellule de sécurité pour assurer la révolution et invite policiers, militaires, agents de la BSAP et citoyens à rejoindre ses rangs. Son objectif est clair : écraser tout obstacle à la libération du pays, face à un système puissant, rusé et intrépide. Les conditions sont réunies pour une guerre civile, mais cette dernière prendra probablement la forme d’une purge, car trop de camps aux idéologies divergentes entraîneront une guerre « chien mange chien », où la survie sera une question de défense.
Les messages circulant sur les réseaux sociaux incitent désormais les civils à évacuer le département pour se rendre dans les villes de province et échapper à un massacre planifié. Une théorie du complot stipule même que la communauté internationale souhaiterait effacer Haïti de la carte du monde, pour donner la direction de l’île à la République dominicaine, qui, politiquement stable et bien plus développée, a pris le pas sur Haïti, un pays en crise depuis 220 ans.
Des indices inquiétants ont même été relevés, comme la modification de la carte sur Google Maps, remplaçant Haïti par l’île de Saint-Domingue, ou l’enseignement aux enfants en République dominicaine que l’île entière leur appartient, avec des cartes montrant un drapeau dominicain couvrant l’ensemble de l’île. Sur le compte Twitter de l’ex-président dominicain, un message montre une carte où la République dominicaine se revendique maître de l’île entière, après l’acquisition de terres haïtiennes. Il y est stipulé qu’ils n’ont besoin que d’un président audacieux pour réaliser cet objectif. De plus, les déclarations récentes du président Luis Abinader à l’ONU laissent entendre un intérêt croissant pour Haïti, comme si ce pays lui appartenait déjà. Le discours prononcé lors de la fête de l’indépendance de la République dominicaine, où il mentionne que c’est grâce à ces démarches que la mission multinationale envoyée en Haïti pourtant qui n’a rien fait contre l’insécurité, est un autre indice inquiétant.
Les négociations entre les États-Unis et la République dominicaine sur les terres rares d’Haïti, essentielles pour l’économie et la technologie américaines, alimentent les soupçons. Ce complot, visant la disparition administrative d’Haïti, semble impliquer plusieurs acteurs : la bourgeoisie haïtienne, la République dominicaine et les États-Unis.
Mesdames et messieurs, la purge est à nos portes. Je ne fais pas partie des gens qui vont s’agenouiller et attendre une exécution sans lutter. Que l’esprit de Dessalines nous accompagne, car s’il faut lutter, nous lutterons jusqu’à la mort pour préserver ce pays, cette histoire et ce symbole mondial qu’est Haïti, malgré sa descente aux enfers.