Les habitants de Ganthier ont fui en masse, avec plus de 2 100 déplacés selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). Ganthier est maintenant considéré comme un territoire perdu, malgré les promesses du Premier Ministre de facto de reprendre rapidement les quartiers sous contrôle des gangs. Deux mois après l’arrivée de Garry Conille, les bandits contrôlent encore plus de zones.
Le gouvernement semble privilégier les réunions diplomatiques pendant que la population est prise en otage par les gangs armés. La Police Nationale d’Haïti (PNH) est confrontée à un manque de matériel crucial pour faire face à cette crise. Par ailleurs, les promesses de la communauté internationale restent lettre morte, laissant le Premier Ministre et le Chef de la Police dans un silence assourdissant.

Un exemple notable est l’offre du Salvador de fournir des hélicoptères de combat, qui a été refusée en raison de désaccords avec des puissances étrangères. Le gouvernement haïtien accepte cette situation, tandis que la population continue de vivre sous la menace constante des gangs armés.
Cette impasse persiste, et le manque d’actions concrètes de la part des autorités et de la communauté internationale laisse la population de Ganthier et d’autres régions dans une situation de siège permanent.