Crise Politique en Corée du Sud : Le Président Yoon Suk-yeol Implique des Mesures Exceptionnelles

Partager cette page

Le président sud-coréen Yoon Suk-yeol a instauré une mesure d’urgence nationale, mardi 3 décembre, en proclamant l’état d’urgence militaire. Selon ses déclarations télévisées, cette décision aurait pour but de préserver la sécurité nationale face à ce qu’il a décrit comme des « menaces provenant des partisans nord-coréens ». Ce décret intervient dans un contexte de tensions politiques exacerbées par un débat houleux sur le budget au sein du Parlement.

Dans une allocution inattendue, retransmise en direct, le chef de l’État a justifié sa décision en affirmant qu’il était essentiel de protéger la Corée du Sud d’éventuels risques provenant de factions qu’il qualifie de « subversives ». « Afin de défendre notre nation démocratique contre les influences hostiles et d’éliminer toute menace interne contre l’autorité de l’État, j’annonce des mesures militaires exceptionnelles », a déclaré Yoon.

Cette décision a immédiatement suscité une vive opposition de la part de la principale force politique d’opposition, majoritaire au Parlement. Celle-ci considère la démarche comme une violation flagrante de l’ordre constitutionnel. En réaction, elle a appelé à de grandes manifestations publiques devant l’Assemblée nationale, incitant les citoyens à se mobiliser pour contester cette initiative.

Selon des informations rapportées par l’agence de presse Yonhap, le Parlement a été encerclé et des mesures strictes ont été prises pour restreindre toute activité politique, notamment l’interdiction des rassemblements et des débats législatifs. Les forces de sécurité ont également été déployées de manière significative autour du bâtiment, et des hélicoptères ont été aperçus survolant le toit de l’Assemblée.

Au cours de la nuit du 4 décembre, des unités spéciales ont tenté de pénétrer dans l’enceinte parlementaire, accentuant les tensions entre les deux camps. De leur côté, les parlementaires de l’opposition ont tenu une session nocturne pour adopter des mesures visant à bloquer juridiquement la mise en œuvre de l’état d’urgence.

Le président Yoon a accusé l’opposition d’avoir paralysé l’action gouvernementale dans une tentative de destitution, d’entraves à des enquêtes judiciaires et de protection de ses dirigeants contre des poursuites légales. « Ces manœuvres mettent en péril les intérêts de notre peuple et le fonctionnement normal de l’État », a-t-il affirmé.

Cette crise plonge la Corée du Sud dans une période d’incertitude politique et institutionnelle. La communauté internationale observe avec attention l’évolution de cette situation explosive, qui pourrait avoir des répercussions régionales significatives.

MACKENSON SYLVAIN

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *