Un drame d’une ampleur inédite a secoué l’Hôpital Universitaire de l’État d’Haïti (HUEH), communément appelé l’Hôpital Général, provoquant une onde de choc dans l’opinion publique et au sein des autorités. Suite à cet événement tragique, le ministre de la Santé publique et de la Population (MSPP), Duckenson Bléma Lorthé, se trouve au cœur d’une controverse, confronté à des appels à démissionner.
D’après des sources fiables, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé aurait exigé la démission immédiate du ministre en réponse à ce drame, considérant son rôle dans la gestion des crises du secteur de la santé. Cependant, le ministre Lorthé, en désaccord avec cette demande, a déclaré qu’il n’avait pas de responsabilité directe dans la tragédie. Il affirme avoir régulièrement informé les autorités concernées des démarches nécessaires pour éviter de telles situations.

Une réunion cruciale du Conseil présidentiel est prévue ce jeudi pour débattre du maintien ou du remplacement de Duckenson Bléma Lorthé. Toutefois, les discussions s’annoncent houleuses, car les avis sont divisés au sein des conseillers du président. À ce stade, aucune décision définitive n’avait été actée à 9h30 ce matin, laissant planer une incertitude sur l’avenir du ministre.
Entre-temps, une source gouvernementale a confirmé que Duckenson Bléma Lorthé est toujours en poste à la tête du MSPP. Cette confirmation intervient alors que la population et les organisations de la société civile réclament des explications et des mesures concrètes pour faire face à la crise sanitaire qui secoue le pays.
Ce drame relance le débat sur la responsabilité des dirigeants dans la gestion des institutions publiques et sur les failles structurelles qui affectent le système de santé en Haïti. Alors que l’Hôpital Général peine à répondre aux besoins des citoyens, cet incident met en lumière les urgences et les réformes nécessaires pour rétablir la confiance dans le secteur.
Le Conseil présidentiel devra trancher entre la nécessité de montrer une prise de responsabilité en remplaçant le ministre ou celle de stabiliser un ministère déjà fragilisé par les crises successives. L’avenir de Duckenson Bléma Lorthé demeure incertain, mais une chose est claire : cette tragédie pourrait bien marquer un tournant dans la gestion des affaires publiques en Haïti.